dimanche 31 janvier 2010

Faut-il goûter ?


De nombreuses études scientifiques le prouvent, le petit repas ou collation pris en milieu d'après-midi a des effets bénéfiques sur la santé et sur la gestion du poids. Le goûter peut être considéré comme un vrai repas à part entière, pareillement au petit-déjeuner, au déjeuner ou au dîner, dans la mesure où il est complet, varié, régulier et surtout pris en une seule fois pour bien le différencier du grignotage.

Contrairement au grignotage qui correspond à une prise alimentaire automatique, répétée et souvent non contrôlée, plus ou moins motivée par la faim, le goûter est une pause alimentaire structurée et équilibrée, associant idéalement plusieurs groupes d'aliments (un produit céréalier, un produit laitier et un fruit par exemple).

Déjà en 2000, dans le cadre de l'Etude sur la supplémentation en vitamines et minéraux antioxydants, il était constaté que les adultes consommant régulièrement un goûter étaient plus minces que les autres. Ces résultats se confirment de plus en plus aujourd'hui : les "goûteurs" réguliers ont un indice de masse corporelle (IMC) plus faible.

Plus récemment, d'autres résultats montrent que les "goûteurs" contrariés ("goûteurs" réguliers à qui il a été demandé de supprimer volontairement leur goûter pendant un mois) présentent une augmentation de leur masse corporelle de 600 g en moyenne et de leur masse grasse de près de 400 g.
Cela reste encore à confirmer, mais cela implique sans ambiguïté que le goûter peut être conseillé sans crainte aux personnes de tous les âges.

Le goûter a un véritable impact sur la satiété et surtout sur l'équilibre alimentaire, particulièrement en permettant d'atteindre plus facilement les recommandations nutritionnelles de santé publique : trois produits laitiers, cinq à dix "portions" de fruits et légumes, suffisamment de glucides complexes ou de fibres...

Sources : Alexandre Glouchkoff